Levé plutôt tard, pour un pays tropical (enfin je le pensais jusqu’à ce que je me rende compte que Dolores, la femme de la pension dormait encore.
Je me mets donc en route vers la zona colonial à proprement parler histoire de voir à quoi ça ressemble. Je tombe quasi directement sur le monument d’hommage (et la tombe) des pères de la patrie, Mella, Sanchez et Duarte, l’Altar de la Patria. Il se trouve tout au bout de la rue centrale et piétonnière du centre historique, El Conde. J’ai donc pris directement El Conde pour me rapprocher du Parque Colon, l’« épicentre de la ville coloniale ». C’est là que je me suis fait aborder par un guide officiel qui m’a gentiment proposé de m’offrir un plan de la ville (ça tombait bien j’en cherchais un) et de passer en revue ses sites les plus marquants. Ce n’est évidemment qu’au bout de ¾ d’heures qu’il m’a annoncé que c’était 30USD la visite (mais que comme il me trouvait sympa ce ne serait que 25). Il me semblait bien que tout se passait trop bien jusque là. Enfin le guide, Jerry, était plutôt sympa même si on sentait les 34 ans de métier, et pas vraiment de manière positive (répétitions sans fin et grande lassitude au cours de la visite). Tout ça sans compter les étapes obligatoires par les boutiques touristiques, ce qui a vraiment tendance à m’énerver, mais la gentillesse des gens permet de diminuer quelque peu le sentiment…
Ce qui est très marquant aussi, c’est la présence incontournable de la Politur, la police touristique, à peu près à chaque coin de rue dans le centre historique, et à peu près inexistante dès qu’on en sort.
J’ai ensuite pris le temps de contacter les gens qui avaient répondu par mail, mes contacts locaux, par sms ou téléphone, pour leur dire que j’étais bien arrivé.
Après j’étais déjà complètement naze (le décalage et la chaleur à mon avis) et je suis donc rentré à la pension pour dormir jusque vers 16h.
Après quoi j’ai pris le carrito (les taxis/bus bien bondés) pour me rendre à proximité de la Clinica Gomez Patiño où je suis né [pensée émue].
Bon, je dois dire que c’était un peu décevant parce que je suis arrivé devant, ai pris 2 photos et me suis demandé ce que j’allais faire de plus… et la réponse fut rien! Mais bon, je pourrai quand même dire que j’aurai vu l’endroit où je suis né (au moins le bâtiment), depuis le temps que j’attends ça! Et puis je n’ai pas prévu 3 mois ici pour dormir devant la clinique…
Je suis retourné vers le centre en marchant le long de la mer, jusqu’au port d’où partait un énorme bateau de croisière.
J’ai ensuite traîné un peu et suis passé devant le centre culturel de la coopération espagnole, où la très gentille jeune fille de l’accueil m’a expliqué qu’en gros toutes les expos étaient en train d’être décrochées, que la bibliothèque était en cours de rénovation, en gros qu’il n’y avait pas grand-chose d’accessible, à part une grande fresque dans le patio. Par contre elle m’a dit qu’il y avait un accès à internet sans fil qui était accessible, ce que j’ai considéré comme une information importante. (C’est d’aileurs pourquoi j’y suis actuellement, mais évidemment je ne parviens pas du tout à me connecter!…)
J’ai fini la soirée en allant me poser un peu dans le parque Colon, qui est super agréable à la tombée du jour, puis en allant manger un bon morceau de poulet tout près de là. En accompagnement était servi du riz avec une sauce un peu bizarre à première vue aux abichuelas, ce qui m’a évidemment rappelé que c’était mon régime alimentaire de base étant gamin ici - dixit les parents). Là encore les gens étaient vraiment super adorables, le patron Luis est déjà devenu mon pote :).
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