Je sors de l’avion avec Yohana (ma voisine peu encombrante) qui me conseille fortement de prendre un des gobelet qu’on nous tend à peine sortis de l’avion.
Slurp… Et hop un verre de ron dans le coco!
ça commence fort!
Elle me montre ensuite l’endroit où je suis censé passer pour acheter ma carte de touriste à 20USD… Dans la file je vois que les personnes nées en Rép Dom ne doivent pas payer, je fais quand-même la file et le gars me répond qu’effectivement la carte de touriste ne me concerne pas…
Mmmh, je sens que je vais me plaire ici!
Ensuite j’arrive au 2ème check où le gars me demande ma fameuse carte et où je lui réponds, trop content de continuer en espagnol quand il me demande si je cause anglais, que je n’en ai pas (besoin) car je suis né ici (même si je n’en ai pas l’air). Il me dit qu’effectivement on n’aurait pas dit et me laisse passer avec un grand sourire. Ensuite idem, aucun des petits tracas cités dans le routard ne viennent perturber l‘arrivée.
Seule l’attente de mon sac dure un peu, mais par chance la valise de Yohana aussi, ce qui aura une influence sur la suite des opérations…
Je sors donc finalement en suivant Yohana et son pote Martin en me demandant si j’étais vraiment en train de les suivre (ou plutôt s’ils étaient vraiment en train de m’embarquer avec eux) ou si je suivais simplement le chemin pour sortir. Je me suis posé la question jusqu’à arriver à la voiture de la mère de Yohana, Johanna, qui était venue la chercher avec son petit frère Pedro. On embarque donc tout le tas de valises et démarre vers Santo Domingo avec Johanna et Yohana qui me font la visite guidée.
Nous étions à peine en voiture que Johanna me passait son téléphone pour que j’appelle la pension où je comptais dormir pour m’assurer qu’il restait bien une chambre. Le truc c’est que je n’avais encore choisi aucune pension… J’ai donc appelé la première renseignée par mon guide. Il restait bien une chambre mais la dame allait justement s’absenter jusque 19h. J’allais donc devoir attendre un peu en ville.
Et puis en fait non! Parce que du coup j’ai été embarqué par les « ohanas » et Pedro (le petit frère) vers le Jardin botanique pour voir si on arrivait pas à trouver la calle Arabia (où on avait vécu à l’époque, quand j’étais tout blond et tout nu), que nous n’avons pas trouvée!
Qu’à cela ne tienne, nous voilà partis pour voir le nouvel appartement de Johanna, que Yohana ne connaissait pas encore, puis direction un barrio de Santo Domingo Oeste (ne me demandez pas lequel, cette ville est immense et je venais à peine de débarquer) en passant par une boutique Orange pour m’acheter une carte SIM locale ainsi qu’à Yohana.
Arrivés dans le barrio en question j’’ai eu l’occasion de rencontrer au moins 25 personnes, cousins, oncles, tantes, grand-mères, voisins, etc. du quartier où avait grandi Yohana. On a traîné là jusque presque 22h00 à boire des bières et à causer, et j’ai aussi eu l’occasion de manger mon premier vrai repas dominicain (bananes plantains, avocat, oignon cru et un morceau de viande, le tout cuisiné avec de la vraie huile d’olive - il paraît que c’est loin d’être le cas partout, l’utilisation d’huiles usagées étant apparemment courante dans les petits « maquis ») préparé par la tante de Yohana juste pour moi J. Super bon! Et super sympa, les gens étaient vraiment adorables.
Ensuite on a pris la direction du centre historique (la « zona colonial ») où j’ai été déposé juste devant la pension, où Dolores (la propriétaire) pensait que je n’arriverais plus, mais la chambre était toujours là et disponible.
Je me suis donc écroulé dans le lit après une bonne douche froide (autant dire que ça ne gène pas, il fait TRES chaud - même les locaux n’arrêtent pas de le dire).
Voilà pour l’arrivée, en gros je pense qu’il aurait été difficile de tomber mieux!
Et puis là j’ai déjà quelques numéros de gens vraiment super accueillants, prêts à me montrer les choses que je ne verrai jamais en restant dans un circuit purement touristique.
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